Baie-du-Febvre

Mardi 5 avril 2016

SRB_20160405_29998-lowMalgré le vortex polaire qui nous est tombé dessus en ce début de mois d’avril, je ne pouvais  résister à l’idée de retourner à Baie-du-Febvre pour profiter de la journée ensoleillée qui nous était annoncée.

Il y a bien sûr le spectacle incroyable des milliers d’Oie des neiges, en route vers l’Île Bylot, dans l’Arctique, qui font escale dans cette région… Elles s’arrêtent dans les champs inondés pour se nourrir. Sans compter les espèces inusitées pouvant se glisser au travers du groupe, offrant alors un véritable défi pour les trouver (voir aussi l’article Chercher une aiguille dans une botte de foin).

La région étant propice pour l’observation de nombreux migrateurs dont ceux de la famille des anatidés (oies, bernaches, canards) ainsi que de celle des rapaces, il vaut vraiment la peine de s’arrêter à chacun des sites aménagés pour le faire de façon sécuritaire, plutôt que de s’arrêter n’importe où, le long de la route 132. Des aménagements pour faciliter l’observation tout en conservant une proximité avec les oiseaux sont aussi présents à la station d’épuration de Baie-du-Febvre, sur la route Janelle.

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Du côté des anatidés, j’aurai vu ma toute première Oie rieuse à vie, de même que trois Bernaches de Hutchins, une Oie de Ross, plusieurs centaines de Bernaches du Canada et naturellement l’Oie des neiges. Difficile de dire exactement combien il pouvait y en avoir ce jour là, mais avancer une estimation d’une vingtaine de milliers d’individus ne serait certainement pas exagéré. Plusieurs espèces de canards étaient aussi présentes, dont le Fulligule à collier, le Canard pilet et le magnifique Harle couronné dont ce couple qui s’est littéralement donné en spectacle.

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Le Harle couronné, une espèce de canard plongeur. Le mâle arbore une magnifique huppe qu’il redresse de façon presqu’ostentatoire

Les rapaces font naturellement partie du décor. Le Pygargue à tête blanche et l’omniprésent Busard Saint-Martin sont deux espèces que l’on peut voir à coup sûr. Si le premier est facile à reconnaître, le second l’est tout autant, grâce à la tache blanche bien visible à la base du dos.

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En étant attentif, on apercevra aussi, perchée dans un arbre ou au sommet d’un chicot qui émerge du marais une Buse pattue ou une Buse à queue rousse.

Plusieurs autres espèces abonderont bientôt dans les marais. Les premiers arrivants sont déjà là: Carouge à épaulettes, Grand Héron, Foulque d’Amérique, Petit Chevalier et Pluvier kildir pour ne nommer que ceux-là qui furent observés. D’autres espèces s’ajouteront rapidement à la biodiversité des lieux.

Au terme de ma journée d’observation, j’aurai aperçu 36 espèces. D’ici quelques semaines, ce bilan pourra facilement être doublé. C’est donc dire de l’importance que ces terres humides représentent pour la richesse faunique.

Voici en images quelques unes des espèces qu’il me fut possible d’observer en ce début du mois d’avril.

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3 avis sur « Baie-du-Febvre »

  1. Ping : Baie-du-Febvre | Pixel à tire-d'aile

    • Merci Dany. C’est vrai que le plaisir d’être là, devant de tels spectacles est total. Il y a aussi celui de faire découvrir ces choses, de les faire connaître. Je me dis souvent qu’il n’y a pas mieux comme salle de classe que la nature elle même. On peut y enseigner toutes les disciplines. Ça dépend du regard que l’on y porte.

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